Discours de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé à l’occasion de la cérémonie de remise des insignes de Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres à Jean-Robert Pitte
Cher Jean-Robert Pitte,
Vous avez mené avec constance et détermination ce combat pour la gastronomie française, à la tête de la Présidence de la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA). Il ne fait aucun doute que votre expertise et votre connaissance des traditions gastronomiques comme des évolutions en cours ont contribué à ce résultat. Plus qu’un oripeau désuet, plus qu’un héritage poussiéreux, le repas gastronomique est en effet le fruit d’une alchimie subtile entre des éléments aussi variés que le paysage, le patrimoine bâti, le rythme des saisons, la langue et ses expressions, la fabrique d’ustensiles et d’objets.
En d’autres termes, il est une expression de ce « procès de civilisation » jadis décrit par Norbert Elias. Il est, à l’heure de l’uniformisation du goût et de la standardisation des produits et des modes de consommation, l’une des cartes maîtresses permettant à notre pays de porter l’exigence de la diversité culturelle en Europe et dans le monde.
Car c’est autour d’une table que vous vous proposez d’aller à la rencontre des autres, des cultures, des goûts. C’est d’ailleurs aussi l’idée que vous entendez promouvoir avec la création d’une Cité de la gastronomie, à laquelle, vous le savez, j’accorde une attention toute particulière et j’apporte mon soutien. Ce lieu de culture et de découvertes, qui serait aussi un centre de ressources et un pôle de développement économique et touristique rendrait pleinement hommage à l’adage bien connu de Claude Levi-Strauss selon lequel « il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser ».
Cher Jean-Robert Pitte, pour votre remarquable carrière académique et votre passion de la transmission, pour vos talents d’écrivain et de conteur du paysage, pour votre engagement sans faille dans la promotion de la gastronomie au titre du patrimoine culturel, au nom de la République française, nous vous faisons Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres.
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, le 9 juin 2011.
Le « Repas gastronomique des Français » a été inscrit sur la liste représentative du Patrimoine immatériel de l’Unesco en novembre 2010. L’affaire n’était pas gagnée d’avance, rappelle Francis Chevrier, directeur de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA), qui fut l’un des principaux artisans de cette initiative, dans son livre Notre gastronomie est une culture. Le patrimoine immatériel, selon la convention de 2003 adoptée par l’Unesco, comprend notamment les « pratiques sociales, rituels et événements festifs » et les « savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel », insistant sur la « transmission et le renouvellement ».
Rien ne visait donc explicitement les arts culinaires et encore moins la gastronomie, puisque l’intention initiale de l’Unesco était de rééquilibrer au profit des pays du Sud la procédure dont bénéficient les pays au riche patrimoine architectural ou paysager. « Il n’y a pas de catégorie à l’Unesco pour la gastronomie, déclarait Chérif Khaznadar, vice-président de la commission française pour l’Unesco et président du comité culture. C’est comme si on voulait classer la peinture ou la musique. Seuls des « éléments » précisément identifiés pourraient figurer sur la liste représentative. »
Il ne fallait donc poser le problème ni sous l’angle du savoir-faire, qui renvoie à la corporation des cuisiniers, ni sous celui des produits, qui relèvent de l’activité marchande – ce dont l’Unesco a horreur -, mais cantonner la candidature française dans « le champ ethnographique et culturel ». C’est ainsi que s’est imposé le choix du « Repas gastronomique des Français » en tant que pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments privilégiés – fêtes de famille, succès, retrouvailles – sous la forme d’un « repas festif au cours duquel les convives pratiquent l’art du bien manger et du bien boire ».
Francis Chevrier relate le processus qui a abouti à cette décision, sans en cacher les embûches. Mais ce « petit ouvrage », selon les mots de son auteur, dépasse le plaidoyer pro domo, au demeurant justifié, pour jeter un regard éclairé sur la gastronomie, véritable fatalité française. A tout le moins passion nationale, dont il démontre, sondage à l’appui, qu’elle est un véritable « monument » de la culture des Français et de leur art de vivre.
Cela n’a pas empêché le village gaulois de se déchirer, avant, et même au lendemain de la décision de l’Unesco. Avec précision, références historiques et littéraires à l’appui, l’auteur rappelle les grandes étapes historiques de cette prise de conscience, à laquelle n’ont jamais adhéré, ni les intellectuels – « se nourrir relève de la métaphysique du trou à boucher », disait Sartre – ni le ministère de la culture, hormis le temps où Jack Lang était à sa tête.
Sa thèse, développée de façon convaincante, est que la gastronomie n’est pas limitée « aux produits de luxe et aux additions salées », mais, en raison du partage qu’elle implique, constitue une culture singulièrement populaire. Francis Chevrier se range implicitement à l’avis de l’écrivain Montalban : « Manger ou ne pas manger est une question d’argent ; bien manger ou mal manger est affaire de culture. » Mais après cette « leçon de culture donnée par l’Unesco à la France », que faire ?
Francis Chevrier établit une véritable feuille de route des initiatives à prendre, dans l’administration, l’enseignement, les médias, au-delà même d’une cité de la gastronomie qu’il voit comme l’outil fédérateur d’une politique nouvelle.
Au-delà de l’aspect conjoncturel, cet ouvrage est le vade-mecum de tout gourmet pour qui la cuisine est bien plus que des recettes, selon le mot du grand chef cuisinier Alain Chapel.
NOTRE GASTRONOMIE EST UNE CULTURE de Francis Chevrier. Bourin éditeur, 160 p., 19 €. Préface de Jean-Robert Pitte.
Cet article est la reprise de l’article de Jean-Claude Ribaut paru dans le Monde du vendredi 10 juin.
« En cuisine avec Alain Passard » : la savoureuse BD de Christophe Blain!
Christophe Blain est un des meilleurs artisans de la bande dessiné française, on lui doit entre autre Le Réducteur de Vitesse (prix du premier album au Festival d’Angoulême 2000), Socrate le Demi Chien avec Joan Sfar, Gus, Isaac le Pirate (prix du meilleur album au Festival d’Angoulême 2002). Son Quai d’Orsay inspiré par la vie du corps diplomatique sous de Villepin à obtenu le prix RTL 2010.
On lui doit également l’affiche du Tournée (2010) de Mathieu Almaric et des illustrations pour les disques de Thomas Fersen et Thomas Dutronc.
Il vient de passer deux ans en compagnie d’Alain Passard, qui dirige L’Arpège au 84 rue de Varenne.
Blain a suivi Passard du piano de ses cuisines à ses jardins potagers.
Avec un sens de l’observation singulier, il nous livre le portrait passionnant d’un chef qui a su redonner aux légumes leurs lettres de noblesse.
Seize recettes inédites d’Alain Passard complètent cette leçon de cuisine extraordinaire.
Peut-on lire cette BD à table?
En tout cas bon appétit!
A l’occasion du premier anniversaire de ce blog, nous sommes heureux de voir a quel point le « Repas Gastronomique des Français » est un élément partagé par tous. Y compris nos représentants!
Véritable tour de France gastronomique, La Cuisine de la République n’est pas un simple livre de recettes.
Ses auteurs sont tous des élus de la République, désireux de faire partager la passion de leur terroir à travers leurs recettes favorites, faites de saveurs, de couleurs, de parfums, de produits et de savoir-faire singuliers, en hommage à la terre qui les a vus naître ou qu’ils ont adoptée.
Ce livre est une invitation, une épopée culinaire qui mêle les recettes les plus simples et les plus sophistiquées, des plats traditionnels et des recherches plus mystérieuses, de tous les coins de France, de Métropole ou d’Outre-mer.
Cuisiner, c’est raconter des histoires, qu’elles soient grandes ou de famille, des territoires, réels ou imaginaires, des tours de main, des textures et des matières. C’est aussi partager des secrets, puis déguster ensemble des mets autour d’une bonne table dans la convivialité.
Françoise Branget, député du Doubs, qui a dirigé la rédaction de cet ouvrage nous confie sa recette de « Croute aux morilles »
« J’ai dégusté pour la première fois une croûte aux morilles à l’auberge Marle
de Myon. Myon, petit village lové au cœur d’une vallée au “bout de monde”,
aux confins du Doubs et du Jura. Un dimanche de juin en compagnie de celui qui
devait devenir mon mari, nous avons demandé si nous pouvions nous attabler,
ce à quoi il nous fut répondu : oui à la condition de prendre le même menu
que le repas de baptême qui s’y déroulait. La croûte aux morilles, fleuron
de la gastronomie franc-comtoise, présente aux repas de fêtes, est restée
pour moi un souvenir gustatif reflétant la finesse du parfum incomparable
de ce champignon qualifié, chez nous, de champignon roi. »
À toi, Morille !
Pourquoi l’on t’aime, toi, morille.
Fleur adventice du printemps ?
Mieux que pour ton goût succulent,
Pour tes frisons de jeune fille,
Brune morille !
Parce qu’on sait ton âpre goût
À ne pousser dans la broutille
Que par foucade, et tout d’un coup,
Sans nul souci d’une apostille,
Fière morille !
Extrait d’une ode à la morille de A. Billod-Morel
publiée dans une édition de Franche-Comté gastronomique de 1927.
- Faites tremper les morilles dans de l’eau tiède pendant 2 ou 3 h, lavez-les soigneusement après avoir conservé et filtré l’eau de trempage.
- Faites un roux blond avec la moitié de beurre et 30 g de farine, ajoutez les morilles et l’eau de trempage filtrée.
- Faites cuire et laissez réduire doucement environ 20 min, ajoutez la crème et rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre, laissez réduire à nouveau pendant quelques minutes.
- Pendant ce temps, faites dorer dans une poêle les tranches de pain dans le beurre.
« Servez très chaud et dégustez avec un vin blanc
d’un des deux producteurs de ma circonscription, qui jouxte le Jura :
le vin du Moutherot de M. Henri Colin
ou le vin de Buffard de M. Marcellin Puget.
« Petite variante pour saluer mes origines italiennes : je remplace
les tranches de pain grillées par une polenta un peu sèche que j’étale
finement sur une plaque. Une fois refroidie, je découpe des rectangles
de polenta que je fais rôtir au beurre. Je dispose
Collection « Documents» 29 € aux éditions « le cherche midi ».
Les droits de cette œuvre collective seront intégralement reversés à la Fondation de France.
Pour la Cité de la Gastronomie, plus de soixante chefs ressuscitent les cuisines du Château de Versailles
Jean-Claude Ribault, soutient important de la Mfpca a signé un papier très alléchant dans son article du samedi 19 mars. On peut le lire chaque semaine dans le Monde et sur son blog :
Des repas de légende mis au goût du jour!
Versailles va revivre, le temps d’une soirée, les fastes du » grand couvert » préparé pour Louis XIV par le service de la bouche du roi. C’est à l’initiative de Jaume Tàpies (Relais et Châteaux) et de Marc Haeberlin (Grandes Tables du monde) qu’une soixantaine de chefs français et étrangers se préparent à servir, le 6 avril, un banquet de 650 couverts dans la galerie des Batailles, au profit de la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, qui a fait reconnaître le » repas gastronomique des Français » par l’Unesco. En temps de crise, il est tentant de paraphraser Louis Jouvet : » Rien n’est plus futile et vain, mais rien n’est plus nécessaire « que la gastronomie, sans suivre Emil Michel Cioran pour qui » le phénomène de la décadence est inséparable de la gastronomie « . Rassurons nos lecteurs, malgré la pusillanimité du Michelin 2011, la gastronomie se porte bien, malgré aussi parfois hélas !, un service distant, un cadre ascétique, une clientèle de mangeurs blafards et une addition mirobolante. Alors, saluons l’initiative des champagnes Mumm, qui donnent carte blanche, en avril, à des chefs de talent pour réinterpréter quelques grands menus historiques.
Le banquet royal d’avril 1671, à l’issue duquel Vatel décida de mettre fin à ses jours.
Eric Guérin, chef de La Mare aux oiseaux, à Saint-Joachim, en Loire-Atlantique, a la lourde tâche d’évoquer le banquet royal d’avril 1671, à l’issue duquel, la marée n’étant pas arrivée, François Vatel (1631-1671) décida de mettre fin à ses jours. Le jeune chef étoilé n’a aucune vocation à être le saint Sébastien des fourneaux, soucieux de transformer d’admirables petites chaumières au coeur du parc naturel de Brière, paradis des oiseaux, en véritable lieu de vie en toutes saisons. Des trois potages du menu de Vatel, il retient la légèreté d’un bouillon de navets aux fines ravioles de canard, tandis que les trois services de hors-d’oeuvre sont assumés par la succulence d’une pintade servie avec des fruits en coquilles et un mince voile de viande de boeuf. S’impose avec ce plat la nouvelle cuvée Mumm blanc de noirs de Verzenay. Evités les rôts et entremets de la table royale au profit d’un poisson sauvage à la cuisson impeccable, accompagné de la cuvée de prestige R. Lalou 1999, suivi d’un » biscuit à la reyne « , la fameuse » paste blanche » de Vatel, à laquelle rend hommage le blanc de blancs Mumm de Cramant (75 €, champagnes compris).
A Frédéric Robert, chef de La Grande Cascade, dans le bois de Boulogne, à Paris, échoit l’adaptation du menu » Tout en rouge « , d’Auguste Escoffier (1846 – 1935), créé à l’Hôtel Savoy de Londres, en 1895, pour un gentleman anglais qui avait fait sauter la banque à Monte-Carlo en misant sur le rouge ! En coloriste avisé, le chef propose un délicat consommé clair de boeuf, façon bortsch, et ravioles de queue de boeuf, un coeur de saumon fumé dont l’intensité est rehaussée par le caviar de Chine, puis une selle d’agneau rôtie accompagnée d’une sauce souveraine, c’est-à-dire une béarnaise parfumée avec une demi-glace de viande et un beurre de homard. (183 €, quatre champagnes inclus). » Les peuples qui n’ont pas de légendes sont condamnés à mourir de froid « , prophétisait le poète Patrice de La Tour du Pin. La gastronomie est une légende, assurément !
Jean-Claude Ribaut
Ribaut.blog.lemonde.fr
Sur Lemonde.fr
Journée d’étude « Le patrimoine passe à table », mardi 5 avril à Orléans.
L’association Speculos & les étudiants du Master 2 Gestion Locale du Patrimoine Culturel de l’Université d’Orléans organise une journée d’étude « Le patrimoine passe à table » mardi 5 avril 2011 à l’ Amphithéâtre Jousse de l’Université d’Orléans.
Cette journée d’étude est organisée en partenariat avec le Laboratoire des Collectivités Territoriales de l’Université d’Orléans (LCT) et l’Institut Européen d’Histoire et Cultures de l’Alimentation (IEHCA).
Le 16 novembre 2010 marque un tournant pour le patrimoine gastronomique français. Le classement du « repas gastronomique des Français » au patrimoine de l’humanité par l’Unesco permet, pour la première fois, la reconnaissance de la gastronomie française comme richesse immatérielle de la planète. La décision de l’Unesco offre ainsi de nouvelles perspectives pour les collectivités et les professionnels de la gastronomie en termes de valorisation, protection et découverte des richesses culinaires françaises.
Aujourd’hui, la prise en compte de ce patrimoine immatériel est de plus en plus ancrée dans les esprits et l’identité française se nourrit de manière évidente de cette nouvelle reconnaissance. Les mentalités évoluent et de nouveaux horizons s’offrent à la valorisation de ce patrimoine immatériel, mais il subsiste néanmoins de nombreuses questions notamment sur la définition même de la gastronomie française et de son évolution.
La question de l’identité de la région Centre fait aussi débat. Seule région française en mal d’identité, tiraillée entre l’influence de la région parisienne et celle des Pays de la Loire, dernière région à achever en 2010 son inventaire culinaire, la région Centre s’attache à construire une identité propre et originale.

- Les sablés de Nançay.
Pierre Sanner qui dirige la MFPCA interviendra de 15h15 à 16h15 pendant la 3e table ronde intitulée « L’inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco. »
Sera posée, tout d’abord, la question de la reconnaissance de la gastronomie comme patrimoine culturel immatériel : les enjeux et les difficultés que pose ce domaine ainsi nouvellement reconnu. Sera abordée, ensuite, l’inscription par l’UNESCO de la gastronomie au titre de patrimoine culturel immatériel de l’Humanité : la démarche et les enjeux scientifiques de cette initiative.
Interviendront également Christian Hottin, membre du Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture (LAHIC) à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et chargé de la question du patrimoine immatériel au ministère de la Culture et Jacques Puisais, Vice-président de l’Institut du Goût.
Informations pratiques :
Journée d’étude ouverte à tous, entrée libre aux tables rondes.
Inscription obligatoire pour le buffet (dans la limite des places disponibles) via le site internet de l’association : www.speculos-asso.fr
Contact presse : Virginie Muller – 06 79 59 66 99 – association.speculos@gmail.com
Depuis l’inscription en novembre dernier du « Repas Gastronomique des Français » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, de nombreux médias étrangers enquêtent et explique à leurs compatriotes ce qu’est réellement cette pratique sociale et culturelle à laquelle les Français sont si attachés. La TV Finlandaise YLE a choisi d’illustrer l’ordonnancement des mets, des vins, les savoir-faire et les savoir-être de ce rituel en mettant l’accent sur l’importance de la transmission et de la formation. L’école Ferrandi a accueilli une large part de ce reportage dont l’intégralité peut être visionnée ci-dessous.
Le repas gastronomique des Français vient d’être classé au patrimoine immatériel de l’Unesco ! C’est à la découverte de ce repas festif durant lequel les convives pratiquent « l’art de bien manger et de bien boire » que nous vous proposons de partir…
C’est d’abord à un savoir-faire culinaire que l’Unesco rend hommage. Pour Guy Savoy, ce chef triplement étoilé qui a défendu la candidature française, cette reconnaissance est celle de la tradition, des recettes ancestrales qui font notre patrimoine : démonstration dans sa rôtisserie !
Et pour concocter de bons plats, il faut de bons produits… Nous accompagnons Emmanuelle, apprentie chez Guy Savoy, dans le plus grand marché de produits frais du monde : Rungis, aux portes de Paris. Pavillons de la marée, de la viande, du fromage, des fruits et légumes… Ici, la France entière fait son marché ! Emmanuelle est étudiante à la prestigieuse école de cuisine Ferrandi, qui forme les professionnels de la restauration et du service. Emmanuel Perrier y enseigne les arts de la table, dont il nous raconte la passionnante histoire. Car c’est aussi l’esthétique de nos tables que récompense l’Unesco. Et les Français y sont très sensibles, comme Nadia et Fabien qui participent au Grand Prix des arts de la table : pour eux, assortir service, verres et nappe est une vraie passion…
Puis nous prenons la direction de la Bourgogne, où dans le cellier du prestigieux château du Clos de Vougeot, le couvert est dressé pour 600 convives ! Cette grande réunion festive de la célèbre Confrérie des Tastevins est l’occasion pour son chef de prouver toute sa maîtrise… Le défi est de servir 1200 œufs en meurette ! Mariage des mets et des vins, partage autour des plaisirs du goût… C’est à l’art de vivre à la française, à l’idée du festin, grand ou petit, qui accompagne les moments forts de la vie, que l’Unesco rend aussi hommage à travers ce classement…
Jean-Robert Pitte interviendra au coté de Babette de Rozières ( Chef cuisinier) et de Francesco Bandarin (Sous-directeur général, secteur de la culture à l’UNESCO)
Journaliste : Agnès Molia
Recherches : Clémence Lutz
JRI :Jacques Plaisant, Mikael Lefrançois, Raphaël Licandro
Monteuse : Marie Luquet – Courbon
Son :Jacques Montana
Musique : Geoffrey Quellien
Une production de l’agence de presse Tournez S’il Vous Plaît
« Le repas gastronomique des Français » entre au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Réuni à Nairobi à l’occasion de la 5ème session de son Comité Intergouvernemental, l’UNESCO a voté en faveur de l’inscription du « repas gastronomique des Français » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’humanité. La proclamation officielle par l’UNESCO interviendra à la clôture des travaux vendredi 19 novembre après-midi.
« Nous nous réjouissons de la décision votée aujourd’hui à Nairobi, qui vient récompenser un travail initié il y a plus de 4 ans. Cette distinction marque l’histoire de notre gastronomie, dimension essentielle de la culture et du patrimoine des Français, qu’il nous appartient de mieux mettre en valeur et de transmettre aux générations futures» déclare Francis Chevrier, Directeur de l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA).
« Pour la première fois une cuisine est jugée digne par l’UNESCO de figurer parmi les grandes créations du génie humain au même titre que la danse, le théâtre, la musique ou l’architecture » précise Jean-Robert Pitte, Président de la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires (MFPCA).
Depuis 2008, l’IEHCA et la MFPCA ont mobilisé les énergies nécessaires pour faire aboutir ce dossier de candidature avec le soutien des pouvoirs publics.
>> LA RECONNAISSANCE D’UNE PRATIQUE SOCIALE PARTAGÉE
Le « repas gastronomique des Français », élément intrinsèque de la culture française, se définit tout d’abord comme une pratique sociale commune à tous, à laquelle les Français sont attachés et dans laquelle ils se reconnaissent.
C’est également le lieu où se déploient la richesse, la créativité et la diversité de notre gastronomie. « Les jours de fête, on se met autour d’une table et on communie autour de la bonne chère et des bons vins. Cette relation particulière à la table développe de la sociabilité, du partage et tout simplement de l’amour de vivre… dont le repas fait incontestablement partie » précise Jean- Robert Pitte.
La raison principale de cette candidature – et le premier résultat qui est attendu de son succès – est une plus grande prise de conscience par l’ensemble des Français de l’importance et de la richesse de leur patrimoine gastronomique.
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>> UN PATRIMOINE VIVANT À TRANSMETTRE
En aucun cas, il ne s’agit de figer ou de muséifier un élément vivant de notre culture. Il s’agit au contraire de favoriser et d’encourager une meilleure mise en valeur de ce patrimoine gastronomique et d’en assurer sa transmission aux générations futures.
Car cette inscription ouvre de formidables perspectives. La reconnaissance par l’UNESCO s’accompagne d’un engagement pris par la France ; celui de mettre en œuvre une politique de promotion, de sensibilisation, d’information et de transmission aux plus jeunes ainsi qu’à nos descendants.
Cette politique s’orientera autour de quatre axes principaux :
- Encourager et renforcer la transmission : l’éducation est un élément essentiel à la valorisation du « bien être ensemble » et du plaisir partagé autour du repas ;
- Développer la recherche scientifique autour des patrimoines alimentaires ;
- Créer des outils et mettre en place des infrastructures de sensibilisation et d’information. Ils seront destinés au plus grand nombre, à l’instar du projet de Cité de la gastronomie, envisagée comme un grand établissement culturel entièrement dédié aux cultures culinaires de France et du monde ;
- Contribuer au renforcement du dialogue interculturel par la coopération internationale.
Dans les mois à venir, l’IEHCA et la MFPCA entendent prendre toute leur place dans la mise en œuvre des mesures qu’ils ont proposées.
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À propos de l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA) et de la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires (MFPCA)
L’IEHCA est un réseau européen de plus de 400 chercheurs en sciences humaines et sociales qui étudient l’alimentation notamment sous l’angle culturel et patrimonial. L’IEHCA a été créé en 2002 avec le soutien de la Région Centre et du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur. Il a son siège au sein de l’Université François-Rabelais de Tours. L’IEHCA est à l’origine de la démarche visant à faire inscrire par l’UNESCO des éléments du patrimoine gastronomique français sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
La Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires (MFPCA) a été créée sur proposition de Francis Chevrier le 5 février 2008 afin de notamment concourir à l’inscription par l’UNESCO de la gastronomie française entendue au sens de patrimoine alimentaire français, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Elle entend ainsi agir en faveur de la reconnaissance des patrimoines et des cultures alimentaires comme éléments importants de la diversité et de la créativité culturelles.
Présidée par Jean-Robert Pitte – géographe, membre de l’Institut des Sciences Morales et Politiques et ancien président de la Sorbonne – la MFPCA a été chargée de porter le dossier de la candidature française, de mobiliser et de coordonner toutes les énergies décidées à le soutenir. La MFPCA dirigée par Pierre Sanner a bénéficié du soutien du gouvernement à travers notamment l’accompagnement du Ministère de l’Alimentation, de l ‘Agriculture et de la Pêche.
La réflexion scientifique et la rédaction du dossier ont été placées sous la responsabilité de l’historienne Julia Csergo (Université Lumière-Lyon II), chargée de Mission, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
La déclaration du Président de la République en faveur de la candidature du patrimoine alimentaire français, le 23 février 2008 au salon de l’Agriculture, atteste de l’engagement de la France au plus haut niveau de l’État. La MFPCA a bénéficié des collaborations et du soutien du Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, du Ministère de la Culture et de la Communication.
Au cours des mois qui ont suivi, la MFPCA – renforcée par une petite équipe de permanents – a entamé les démarches nécessaires à la rédaction scientifique du dossier (colloque du Sénat (Mars 2009), journées d’études, tables rondes lors des salons, …) ainsi qu’à l’élaboration des mesures de sauvegarde sur la base de nombreuses auditions et rencontres à l’instar des entretiens del Duca (Juin 2009). Par ailleurs, afin de faire la démonstration de l’attachement de la communauté des Français à un élément essentiel de leur patrimoine et de leur identité la MFPCA a réunit témoignages, enquêtes (baromètre CREDOC), signature du Manifeste, Comité de soutien, engagement des représentants d’élus des différents niveaux de collectivités territoriales (Association des Maires de France, Assemblée des Départements de France, Association des Régions de France,
Association des Maires des Petites Villes et Association des Maires des Grandes Villes de France), représentants des interprofessions, des fédérations des métiers de bouche, d’associations de gastronomes amateurs et professionnels, et aussi d’individus, de personnalités, de gourmets…
Contacts Presse : THOMAS MARKO & ASSOCIÉS
Xavière Guerlay – 01 53 20 18 01 – 06 10 33 60 45 – xaviere.g@tmarkoagency.com
Christel Boyer : 01 44 90 83 41 – 06 27 06 27 58 – christel.b@tmarkoagency.com
Sophy Bourguignon – 01 53 20 18 08 – 06 15 56 24 79 – sophy.b@tmarkoagency.com
Je suis très heureux de commencer ce bulletin en vous annonçant la sortie du n°4 des cahiers de la gastronomie. Cette fois ci, les auteurs se posent la question suivante : « La Cuisine est-elle un Art? ». Vous pourrez vous abonner à cette revue en téléchargeant un coupon ici même!
Nous sommes également fier de vous annoncer les prochaines rencontres « Cuisine : santé ou plaisir ? Faut-il choisir ? » qui auront lieu les 19 et 20 novembre 2010 sous la présidence de Michel Guérard, le célèbre Chef des Près d’Eugénie. Le programme est en cours d’élaboration et sera disponible courant septembre. Pour toute information contacter l’IEHCA via ce lien.
Terminons avec la tenue prochaine des 8e éditions des Cuisines en Fête, » la Fête du fait maison » du vendredi 24 au dimanche 26 septembre 2010. Toutes les informations sont présentes en cliquant ici !
Bruno Le Maire, notre Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche s’est vu remettre jeudi 17 juin 2010 un rapport sur la mise en œuvre du programme national de l’alimentation (PNA), élaboré par le Conseil national de l’Alimentation (CNA), une instance consultative qui regroupe l’ensemble des acteurs du monde de l’alimentation.
Pierre Sanner, directeur de la MFPCA à participé à ce travail comme rapporteur. On retrouve dans ce rapport l’approche culturel défendue par la MFPCA depuis sa création, extrait :
« Promouvoir notre modèle agricole et agroalimentaire (modèle que nous qualifierons par la suite de « français » pour plus de facilité), ainsi que le patrimoine alimentaire et culinaire national, nécessite notamment que nos concitoyens réinvestissent les dimensions de goût et de gourmandise, de plaisir et d’émotion, de convivialité et de partage, de l’alimentation. «
Le rapport insiste également sur de nombreux points défendus par la MFPCA :
- L’importance de l’éducation et de la transmission aux enfants, qui pose la question du renforcement de la qualité de l’offre alimentaire dans la restauration collective.
- Le développement de l’éducation alimentaire et de la promotion du patrimoine alimentaire et culinaire.
- La valorisation des métiers de l’alimentation
L’intégralité de ce rapport est disponible ici même.
Un Colloque sur le « Corps du Gourmand » se tiendra à l‘Université Rennes 2 le 17 et 18 juin prochain.
Le Blog de la Mfpca est fier de vous annoncer cet évènement scientifique où il sera largement question du corps gourmand depuis l’antiquité.
Les différents intervenants tenteront de répondre à cette question appétissante : Quelles sont les représentations du Gourmand?
Jean-Robert Pitte, Président de la Mfpca, sera présent comme membre du Conseil Scientifique de ce colloque proposé et organisé par Florent Quellier, Professeur d’Histoire Moderne et Karine Karila-Cohen, Professeur d’Histoire Grecque à l’Université Rennes 2
Vous pouvez télécharger directement le programme détaillé en cliquant ici même et pour toutes les informations pratiques contactez Jean-Charles Sinaud au 02 99 14 18 91.
Bon appétit!
La Cité de la Gastronomie#2 : Un centre de ressources et de formation
La Cité de la Gastronomie, lieu d’apprentissage de l’art du bien manger et du bien boire, offrira de nombreux espaces et manifestations alliant pédagogie et information à travers :
– une bibliothèque-médiathèque publique d’information rassemblant les grands classiques de la littérature gourmande et des livres de cuisine du monde entier ;
– l’installation, en partenariat avec l’IEHCA*, d’un Institut Mémoires des Arts Culinaires et de découverte des cuisines du monde. Cet espace s’inspirant de l’Institut Mémoires de l’édition Contemporaine (IMEC), rassemblera les documents des chefs cuisiniers (mais aussi des critiques, journalistes…), tels que les notes personnelles, les dessins, les croquis, les correspondances, les objets, les ouvrages… ;
– une plate-forme d’information et d’orientation aux métiers de bouche avec le concours, notamment, des Chambres d’agriculture, de commerce, d’artisanat… ;
– des ateliers de découvertes et de formations (cycles de Masterclass animés par des chefs, cours de cuisines pour adultes, ateliers d’éducation au goût pour enfants) ;
– les « Tables de la Cité » : organisation tous les mois d’un repas conçu et réalisé par des brigades d’amateurs (mise à disposition d’un encadrement professionnel et des cuisines) parrainé par un chef cuisinier ;
– les « Anciens de la Cité » : encouragement au dialogue intergénérationnel par la transmission de savoirs et savoir faire. Les « Anciens de la Cité » animeront des ateliers de cuisine, contribuant à renforcer la compréhension mutuelle par la valorisation et l’estime de soi ;
– des espaces d’accueil dédiés aux acteurs associatifs : clubs, confréries, bureaux des élèves, associations culturelles… ;
– la création d’un parcours sensoriel et d’un jardin potager.
La Mfpca s’associe à cet évènement, son Directeur Pierre Sanner sera présent mercredi 19 mai pour une intervention prévue à 15 h et répondra à la question suivante « Quels sont les enjeux de la candidature de la France pour inscrire sa gastronomie au patrimoine immatériel mondial de l’humanité à l’UNESCO. En quoi la restauration collective peut-elle être concernée par cette candidature ? »
Ce forum se tiendra du 18 au 20 mai à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), vous pouvez télécharger le programme détaillé en cliquant ici même.
Diffusé récemment sur France 3, voici quelques extraits du documentaire réalisé par Frédéric Lepage et Philippe Lézin.
A Table !

La Cité de la gastronomie proposera des activités pluridisciplinaires à travers :
– des espaces didactiques de découverte et de dégustation ;
– l’organisation de rencontres et de conférences (ponctuelles ou par cycle en partenariat avec les établissements universitaires) ;
– la programmation d’expositions autour, par exemple, des mouvements culinaires, des personnalités marquantes, des manières de table, « festins, banquets et peintures de genre », « les interdits alimentaires », « qu’est-ce que la cuisine moderne ? », « la publicité aux fourneaux », « architectures gourmandes »… ;
– le centre de création et d’innovation culinaire ; – des résidences de chefs chargés de créer « un chef-d’oeuvre » ;
– la programmation d’un festival des Cinq Sens témoignant des échanges innombrables entre les disciplines artistiques et les arts culinaires ;
– la « Cité hors-les-murs », politique d’itinérance et d’échanges culturels en France et dans le monde.
La Cité de la gastronomie s’impliquera dans toutes les grandes manifestations nationales (saisons culturelles-pays à l’honneur, biennale, salon de l’Agriculture, fête de la Musique, foire de Paris, festival de Cannes, journées européennes du Patrimoine, biennale de la Danse,
Revue de Presse : Les Cahiers de la Gastronomie et « A la table des Migrants »
Les Cahiers de la gastronomie sont une revue-laboratoire qui entend favoriser la reconnaissance culturelle et patrimoniale des pratiques alimentaires en France et dans le monde.
Les Cahiers contribuent par les réflexions qu’ils initient, par les débats qu’ils suscitent, à l’émergence d’une culture gastronomique et à sa mise en valeur.
Les Cahiers s’adressent à toutes celles et tous ceux qui estiment que l’art du bien manger et du bien boire fait partie de la culture des peuples et du patrimoine de l’humanité.
Les Cahiers dans cet esprit accueillent des auteurs de tous horizons et compétences; géographes, artistes plasticiens, philosophes, écrivains, cuisiniers, journalistes, réalisateurs, …
Le premier numéro des Cahiers de la gastronomie a pour thème « Qu’est-ce qu’un bon restaurant ? »
Le numéro 2, mars 2010, est consacré à « La cuisine populaire ».
A noter le numéro 3 (28 mai 2010) aura pour thème : La cuisine est-elle un art ?
Collloque Ocha « Cultures des Laits du Monde », le 6 et 7 mai 2010 à Paris.
Nos amis de l’OCHA organisent un colloque le 6 et 7 mai 2010, à Paris, au Museum d’Histoire Naturelle : Cultures des Laits du Monde.
Présentation :
Au fil du temps, partout dans le monde, les cultures laitières ont construit notre histoire et nos sociétés. Brut ou transformé, frais ou fermenté, nature ou cuisiné, le lait apparait sous toutes ses formes comme un aliment incontournable. Autour du lait, des histoires d’hommes se sont construites, ancrées dans des systèmes de relations sociales, culturelles, économiques, des territoires spécifiques.
Le colloque international de l’Ocha « Cultures des laits du monde » propose de suivre ces diversités : diversité des espèces laitières, diversité des systèmes d’élevage laitier et des territoires dans lesquels ils se développent, diversité des produits issus du lait et des savoir-faire laitiers, diversité des représentations et des usages du lait et des produits laitiers, enfin diversité des hommes qui produisent, transforment, créent et innovent. Il présentera les multiples facettes des cultures des laits du monde au travers d’une pluralité de regards, de disciplines et de lieux : archéozoologie, préhistoire, zootechnie et agronomie, biochimie, économie, géographie, ethnologie et anthropologie, sociologie…
Cultures des laits du monde permettra d’échanger sur cet aliment fascinant par sa complexité et fortement investi culturellement et symboliquement depuis des millénaires partout dans le monde.
Vous découvrirez au cours de ce colloque international que la Chine et le Japon n’ont pas attendu le XXè siècle pour découvrir le lait, que dès le VIè siècle de notre ère, le Qimin Yaoshu, le célèbre traité d’agriculture chinois de Jia Sixie, décrivait déjà la conservation du lait par déshydratation et séchage … Et que Jia Sixie savait fabriquer des yaourts ! Vous constaterez que Grecs anciens et Chinois non seulement avait avaient chacun leurs barbares mais aussi en donnaient la même définition : les barbares étaient ceux qui se nourrissaient exclusivement de lait et de lait non transformé, non cuisiné : du lait tel que donné par la nature, du lait trop naturel en somme ! Un inconvénient auquel échappent le beurre et le fromage … A ce propos, savez-vous que le fromage, dans la diète méditérranéenne de l’Antiquité, se consommait le plus souvent râpé ? Des cultures fondées sur le lait, celles des hauts plateaux d’Asie centrale et de nombreux peuples d’éleveurs en Afrique, à la comparaison entre pratiques fromagères traditionnelles au Mexique, aux Etats-Unis comme en Franche Comté, ce que le colloque international de l’Ocha vous fera découvrir au fil du lait les 6 et 7 mai 2010 au Museum National d’Histoire Naturelle ce sont les couleurs et les saveurs du monde !
Le programme détaillé est disponible sur le site de l’OCHA, ici même.
Vous pouvez télécharger le bulletin d’inscription en cliquant là !

Selon une étude récente du Credoc ( baromètre alimentation 2009), 99 % de nos concitoyens estiment : « qu’il est important de préserver, de valoriser et de transmettre aux générations futures les traditions gastronomiques des Français » .
De fait, tout le monde s’accorde sur la nécessité de mieux mettre en valeur notre patrimoine alimentaire et culinaire.
Son importance culturelle, ses enjeux économiques et sociaux sont reconnus par tous : responsables associatifs, agriculteurs, dirigeants politiques, entrepreneurs, chefs cuisiniers, universitaires…
Une prise de conscience qui doit désormais s’accompagner d’une politique ambitieuse en faveur de notre patrimoine gastronomique et de sa transmission aux jeunes générations.
Dans l’environnement extrêmement concurrentiel de la mondialisation, la France doit impérativement cultiver ses atouts et en particulier son riche patrimoine alimentaire et culinaire.
C’est un enjeu stratégique pour l’avenir de notre pays.
C’est pourquoi il conviendrait que la France se dote d’une Cité de la Gastronomie, un lieu d’innovation et de découvertes, véritable vitrine de nos produits et de nos savoir-faire. À l’instar de la Cité des Sciences, de la Cité de l’Architecture, de la Danse, du Design, de la Musique ou de l’Histoire de l’Immigration, ce grand établissement culturel permettra d’affirmer notre ambition fédératrice autour d’un élément essentiel de l’identité culturelle de notre pays.
La Cité de la Gastronomie est envisagée comme un lieu où seront abolies les frontières entre culture savante et culture populaire, entre domaines et disciplines, pour favoriser la reconquête culturelle de nos assiettes.
Un espace vivant qui puisse célébrer, informer, partager et transmettre au plus grand nombre un certain art de vivre reconnu comme tel par l’ensemble de nos concitoyens mais également par les nombreux étrangers qui visitent chaque année notre pays.
La Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) qui porte le dossier de candidature visant à l’inscription par l’Unesco d’éléments de notre gastronomie au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, a retenu le projet de création de la Cité de la gastronomie parmi les mesures de sauvegarde proposées.
La Cité de la Gastronomie ambitionne de devenir un extraordinaire pôle culturel de développement économique et touristique. C’est un projet unique et innovant qui doit contribuer à renforcer l’attractivité de notre pays.
Sur le présent Blog de la Mfpca, vous retrouverez prochainement quelques informations sur cette Cité de la Gastronomie et dès aujourd’hui téléchargez le bon de soutien en cliquant ici même.
A très vite !